Assemblage du moto-planeur SF28a F-CFTM

Même si on ne le fait pas souvent il est possible de démonter et remonter quasiment tous les avions quelque soit leur taille.
Dans le cas des planeurs, c’est un peu plus fréquent du fait des « vaches » et de leur visite technique annuelle mais ce qui est sûr c’est que peu de gens ont eu l’occasion de voir l’assemblage d’un aéronef.
C’est ce que l’on appelle la mise en croix.
Ce terme vient de la forme de l’avion vu du dessus, le fuselage et l’aile formant une croix.

Moto-planeur SF28a F-CFJF en croix et … en vol

Dans cette vidéo en stop motion, vous verrez qu’il faut un peu de monde et un peu de temps pour faire cette opération. Bon, il semble qu’ils aient eu deux ou trois complications en cours de montage : )



Il s’agit ici du Moto-planeur SF28a F-CFTM (qui a remplacé F-CFJF) de Nancy Malzéville au remontage après une visite technique annuelle.

Ce moto-planeur a été conçu dans les années 70.
L’aile est en bois et le fuselage en treillis métallique.
Au départ, on présente les 3 pièces principales sur une zone plane et dégagée, le fuselage que l’on peut faire rouler et les deux demi-ailes que l’on pose au sol sur des grosses mousses.

Le fuselage ne tient pas tout seul debout car il présente un train monotrace, il faut donc du monde pour le tenir droit le temps de fixer les demi-ailes ensemble (le poids du moteur n’aide pas).
Comme tous les planeurs, l’aile est très lourde et l’opération est sportive pour ceux qui doivent la porter aussi longtemps que nécessaire afin que celui qui doive mettre la clef d’aile y parvienne.
C’est ce dernier qui donne les instructions aux gars en bout d’aile en les appelant par le nom (plus haut, plus bas, bord d’attaque, bord de fuite, plus de dièdre, …) de façon à faire coïncider parfaitement les alésages des ferrures des longerons sans quoi on ne parviendra pas à y mettre la clef.

Sur un SF28, les moignons de longeron sont pourvus de ferrures dont les platines percées sont dans le même plan que les semelles. La clé de longeron s’enfile donc verticalement et facilement à la condition que les 4 alésages des ferrures soient parfaitement alignés. On utilise un outil pour la mettre.
Le fuselage est emprisonné entre les deux demi ailes et emboité sur ses pions d’attaque et de trainée (les pions de trainée sont dans le sens du fuselage alors qu’à l’attaque, c’est perpendiculaire au fuselage. Il faut donc enfiler l’aile sur le pion de fuite en premier (avec de la flèche) puis ramener l’aile vers l’avant (aile droite). Celui qui met la clef doit être dans le fuselage, en place arrière en appui sur les tubes. Ce n’est pas très confortable.


Une fois la clé mise en place, on peut lâcher les bouts d’aile et poser l’un d’eux au sol.
Le fuselage est coincé entre les deux demi ailes qui se tiennent ensemble.

Une fois en croix, il faut encore brancher les commandes des ailerons et celles des aérofreins (les AFs monostables sont chacun actionnés par un câble sur le SF).
Puisqu’il s’agit d’un moto-planeur, il reste à y mettre les balancines (petites roues sous les ailes pour que celui-ci se tienne horizontal de lui-même ce qui le rend autonome), l’empennage horizontal, la verrière, les capots, etc…
A la fin de la vidéo, il n’est donc pas encore tout à fait prêt à voler mais il ne manque pas grand chose.
Il lui faudra bien sûr une visite pré-vol bien musclée avant de prendre l’air.

Merci aux gens du club de Nancy d’avoir pensé à réaliser cette vidéo : )

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