Rencontre avec le Vol à voile

Le vol à … quoi ?

Au fait, c’est quoi le vol à voile ?

Vu du dictionnaire:
nm : Mode de déplacement d’un planeur utilisant les courants aériens; pilotage d’un planeur selon cette technique.

Mouais… Nous voilà aidé.

Techniquement, pour faire simple c’est tout l’art de tenir en l’air longtemps (à l’aide d’un planeur) en utilisant les mouvements d’air verticaux de l’atmosphère que ce soit très proche de l’aérodrome de départ ou pour parcourir de grandes distances (50, 300 ,500 km ou plus… bon, avec du bol).
Bien sûr si l’on n’utilise pas de mouvement ascendant pour monter, voire ne pas descendre, il ne s’agira alors que d’un plané car le planeur ne fait que descendre (Il descend doucement certes. Non madame, il ne tombe pas !).

Ça c’est la technique, et c’est bien autour de cela que l’activité tourne. Mais le vol à voile, c’est bien plus que cela. Je ne parle pas de championnite, à l’instar de n’importe quelle activité sportive même si cela reste très confidentiel.
Le vol à voile est d’abord une activité d’ordre social.

Pourquoi ?

Simplement parce qu’il est impossible de se mettre en l’air tout seul avec un planeur (je n’ai pas dit moto-planeur).

Ainsi, la pratique du Vol à voile est une affaire d’équipe et d’entraide car pour que l’un vole, il faut que les autres le mettent en l’air.
Il faut donc composer avec les autres en veillant à chaque instant à sa propre sécurité mais aussi à celle des autres.

A ce titre, le vol à voile est une école au sens large car:
– On y apprend une pratique aéronautique subtile
– On y apprend la rigueur et le sérieux (dans les phases utiles car le reste du temps c’est souvent l’inverse… sûrement pour compenser).
– On y apprend la vie en société à tous les âges car il faut faire avec des gens de tous horizons… surtout lorsque l’on a 15 ans et que l’on est très timide.

Mais alors, un parapente, c’est aussi un planeur qui pratique le vol à voile !
Eh bien oui. On ne parlera alors pas de planeur car ce terme est déjà utilisé par un aérodyne à voilure rigide défini par la norme CS22.
Il y d’ailleurs un facteur d’échelle autant pour les masses que pour les vitesses de vol. Le parapente tout comme l’aile delta exploitera alors un volume plus restreint comme une pente de montage ou quelques ascendances et l’on parlera alors de « micro aérologie ».

Il faut noter que ces deux mondes peuvent techniquement se côtoyer car il est possible de croiser un parapentiste au cœur d’une ascendance mais aussi de profiter d’une pente de montagne sur laquelle évolue des parapentistes. Mais attention, les vitesses étant disparates, les rapprochements sont diaboliquement rapides et même si les couleurs des parapentes et des deltas sont très flashies, il est difficile de les discerner sur la trajectoire du planeur.

Alors un planeur pour rester en l’air grâce à de l’air qui monte c’est bien … mais pour quoi faire ?

C’est vrai ça! Un avion, une voiture, un bateau à moteur, c’est logique voire pratique car ce sont des machines à donner des kilomètres et transporter des charges sur une trajectoire donnée mais un planeur c’est déjà nettement moins pratique pour se rendre où l’on veut quand on veut.
Alors ça sert à quoi un planeur ?
En fait c’est un peu comme un voilier. C’est pour le plaisir unique de côtoyer les éléments et de faire avec !
… que ce soit sur 500km ou au dessus de l’aérodrome.

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