Le treuil, l’ami du vélivole – partie 1

Pour mettre un planeur en l’air, il existe des solutions plus ou moins fines.

Le remorquage par un avion reste peut être la plus classique aux yeux du grand public mais il existe d’autres méthodes comme le lancer au Sandow encore pratiqué avec de vieux planeurs par nos voisins Allemands ou bien le remorquage par une automobile (encore plus rare) comme dans “la grande vadrouille” (bon, on n’est pas obligé de jeter la voiture à chaque décollage !).

Le treuil et un moyen de lancement tout aussi classique en vol à voile et, en comparaison au remorquage, il présente l’énorme avantage de réduire fortement le coût du décollage (environ divisé par 3) et même si il n’est pas possible d’aller chercher une première ascendance ailleurs qu’à la verticale du terrain cela permet aux vélivoles de voler à moindre frais.

 

Un treuil, C’est quoi ?

Le treuil est l’un des principaux moyens de lancement des planeurs.
Son origine tient des débuts du vol à voile mais est encore d’actualité à notre époque.

Vol à voile planeur - Treuil Malzeville

Ça consiste en quoi une treuillé ?

(Le vélivole dit souvent une treuillé pour un treuillage)

Le principe semble fort simple.
Imaginez :

  • Une piste d’aérodrome de 1000 m de long  (ou plus)
  • Un planeur à une extrémité (pour être face au vent, c’est mieux !)
  • Une machine massive et fixe (le treuil) à l’autre extrémité
  • Entre les deux, un câble en acier qui les relie.

Oui et après ?

Après on tend doucement le câble pour ne pas qu’il y ait du mou.
Lorsque c’est bien tendu et que tout le monde est prêt alors on peut procéder au décollage

Vous avez déjà fait décoller un cerf-volant ?

Et bien c’est pareil !
Il suffit de tirer très fort sur la ficelle et le cerf volant grimpe en s’appuyant sur l’air.

Ici c’est un gros cerf-volant. Le planeur à une masse comprise entre 300 et 500 kg et il monte de 400 m pour les 1000m de câble déroulés et tout ça en moins d’une minutes avec une vitesse ascensionnelle moyenne de l’ordre de 10 m/s !!

Je dis en moyenne car la trajectoire n’est volontairement pas aussi simple que celle d’un cerf-volant en monté.

Je m’explique:

 

Vol à voile planeur - Treuil trajectoire treuillée

 

Sur ce schéma, j’ai représenté la trajectoire d’un planeur en treuillé.
La petite croix tout à droite symbolise la position du planeur à l’arrêt avant le décollage.

Il y a 4 moments clé :

  • En 1, le planeur roule et prend rapidement de la vitesse. Il atteint très vite sa vitesse mini de vol (~70 km/h) et quitte le sol.
    Il n’a qu’une envie, se cabrer et il faut l’en empêcher.
  • En 2, le pilote dirige le planeur pour qu’il suive une pente d’environ 20° par rapport à l’horizontale le temps de s’éloigner suffisamment du sol. La traction du câble sous cette pente augmente encore la vitesse du planeur.
  • En 3, le pilote change de pente et affiche fièrement 45° ce qui a pour effet d’augmenter considérablement la vitesse ascensionnelle du planeur et résorbe l’éventuel excès de vitesse du à la première pente. Le pilote maintient cette trajectoire le plus longtemps possible mais la direction de l’effort introduit par le câble du treuil incurve la trajectoire et ramène le planeur à l’horizontale.
  • En 4, la traction du câble cesse sous l’action du conducteur du treuil (le treuillard) et il se décroche automatiquement du planeur.

 

Voilà la treuillé dans ses grandes lignes (un autre article fera le détail de la treuillé)
Dans le prochain article, nous entrerons dans le détail des entrailles de la bête.

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